Une étude confirme les bienfaits des immersions guidées en forêt
Une immersion guidée parmi les arbres suffit-elle à alléger le stress ? Une étude canadienne, menée à l’aide de capteurs portables, a observé une baisse du rythme cardiaque et une amélioration nette de l’humeur. Une bonne raison de remettre un peu de forêt dans nos agendas.
Pas besoin de recette compliquée : parfois, un sous-bois, du temps et de l’attention font déjà beaucoup. Cette approche rappelle le shinrin-yoku japonais, ou « bain de forêt » : une immersion lente et sensorielle, sans objectif sportif ni performance à atteindre.
Dans une étude publiée en 2022, des chercheurs de l’Université McGill et de L’Université dans la Nature ont suivi 48 personnes pendant une immersion guidée de deux heures dans une forêt du Québec. Un petit capteur porté au doigt mesurait en continu leur rythme cardiaque, leur température cutanée et leur activité électrodermale, un indicateur des réactions du système nerveux. Trente-huit participants ont aussi évalué leur humeur avant et après l’expérience.
Un coeur qui bat moins vite, mais plus fort
Au programme : respiration, écoute des sons, observation des fougères, contact avec le sol, marche pieds nus ou moment de calme près des pins. À l’arrivée, les résultats dessinent un tableau encourageant : tension, fatigue, colère, confusion et abattement diminuent, tandis que la sensation de vigueur progresse. Le rythme cardiaque moyen baisse également au fil du parcours. Chaque activité produit toutefois une réponse différente : les moments d’introspection favorisent davantage la détente, tandis que les exercices sollicitant les sens mobilisent l’attention. La forêt ne nous « éteint » donc pas : elle aide plutôt le corps à changer de registre.
Ces résultats restent évidemment à lire avec demie-mesure. L’échantillon est réduit, l’étude ne comporte pas de groupe témoin et la météo comme l’activité physique ont aussi pu influencer les données. Mais une recherche publiée en 2024 auprès de 29 adultes stressés va dans le même sens, avec une baisse du cortisol salivaire et de l’activité électrodermale après une immersion forestière — là encore sans groupe témoin. La piste est prometteuse, mais pas magique.
La bonne nouvelle, au fond ? Nul besoin de tout mesurer pour commencer. Marcher, respirer, observer, écouter… passer du temps en forêt, c’est déjà très bon. Et en comprendre le fonctionnement, les interactions et la richesse aux côtés d’un Guide-Nature® formé par les CNB, c’est aussi très bon — pour soi comme pour le vivant.
Pour lire l'étude complète (en anglais) c'est par ici.
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