Devenir Guide-Nature, au cœur de la complexité du vivant (épisode 4)
Dans cette série, Xavier Thirifays, candidat Guide-Nature (CGN) au sein du Cercle Brabant Wallon, partage son parcours au fil de la formation. Entre doutes, découvertes et émerveillement, un témoignage éclairant pour toutes celles et ceux qui envisagent de se lancer. Dans ce quatrième épisode, il poursuit son chemin en tant que CGN, et il devient ardu !
A ce stade de la formation, nous devons à présent plonger dans deux thématiques redoutées : la botanique et l’entomologie et c’est tout sauf une sinécure. La ‘bota’ c’est un monde... et quel monde ! Il n’y a pas une seule pièce foliaire ou florale qui ne porte un nom... et pour certains termes ou processus, il y en a même plusieurs.
Le 1er TPGN est un choc : notre écopédagogue est un puits de science dont les connaissances vertigineuses n’ont d’égal que notre ignorance ! Pour beaucoup, la double reproduction des végétaux reste une énigme…non élucidée. « Pas d’inquiétude, vous comprendrez lorsque vous aborderez la bryologie ! ». Pas trop rassurant mais cela ouvre une issue. Plusieurs d’entre nous se disent largués. Il va falloir s’accrocher !
L’importance de l’étude et du terrain
Le remède est simple : il faut potasser ‘dur’ pour assimiler ‘un peu’ mais c’est logique, sans correctement nommer les choses, on ne peut rien décrire. Ces mondes sont vastes, exigeants, techniques. Ils sont aussi merveilleusement beaux et fascinants.
Notre second TPGN de botanique est plus ludique, plus axé sur l’utilisation des clés d’identification... des astéracées et des apiacées. Je comprends mieux l’utilité des approches, l’importance de la démarche sous l’effet de la répétition. Flore en main, on réfléchit ensemble, on s’entraide et on aboutit à un résultat... encourageant.
L’odorat et le toucher sont mis à contribution. La loupe est de service. Et l’entomologie n’est pas en reste : la variété des ordres et sous-ordres est prodigieuse. Notre TPGN d’entomologie est reporté : ce sera reculer pour mieux sauter dans la découverte de l’incroyable diversité de ces êtres vivants souvent minuscules mais toujours passionnants. Le temps des vacances risque fort d’être studieux... passage obligé pour commencer à maîtriser cette étourdissante luxuriance du réel, un monde fantastiquement organisé pour vivre, survivre et se reproduire. Rien de rebutant cependant. Je ne regrette pas un seul instant de m’être lancé dans l’aventure : j’ai l’impression de mieux comprendre le monde qui m’entoure et d’être davantage en paix avec moi-même !
Quelques prérequis
Il faut aussi se préparer aux diverses échéances. Lire le syllabus avant la vidéo introductive, c’est se donner la chance de mieux saisir l’essentiel et d’identifier les points à clarifier.
Il convient de ne pas attendre car la séance vidéo suit de quelques jours la mise en ligne du syllabus. Les présentations de ces séances sont fort bien faites et procurent deux avantages intéressants :
1. Elles complètent la matière enseignée en illustrant différemment ce qui est énoncé souvent de manière plus dense ou synthétique dans le cours. En clair, on comprend mieux !
2. Elles apportent un éclairage très utile sur ce qui est important pour les écopédagogues. On saisit très bien la teneur des objectifs du module.
Allez, continuons notre chemin. Après l’ornithologie, l’épreuve certificative d’écologie est dans la poche. Ce n’est qu’un début mais il faut du temps et un peu/beaucoup de sueur pour devenir guide-nature !
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