Ouvrons l’œil et le bon !

Clin d’oeil à l’expression de Dupond et Dupont dans les aventures du plus célèbre des reporters belges et expression qu’il utilise lui-même très souvent lors de ses guidances, Bernard a le plaisir de nous livrer ses notes de terrain jardin.

par Bernard CLESSE, assistant de direction et Écopédagogue au Centre Marie-Victorin des CNB.

Voici une liste des notes parues à ce jour :

Bonjour à toutes et à tous,

En cette période de confinement, source de pas mal de soucis en tous genres, je vous propose de partir à la découverte de notre jardin familial et d’y faire quelques rencontres, parfois insolites. Plantes à fleurs, mousses, fougères, lichens, champignons… en particulier. Bien sûr des insectes, des oiseaux, des mammifères et d’autres petits animaux peuplent le lieu mais il y aurait tellement de choses à partager… qu’il faut faire un choix.

Équipé d’une loupe, d’un appareil photo et d’un microscope, bien des détails passionnants vous seront dévoilés.

Dans son jardin, il faut ouvrir l’œil… et le bon !

Nous avons, ma famille et moi, la grande chance et le bonheur d’habiter à la campagne, dans un petit village rural de 200 âmes à peu près et situé sur le revers exposé au nord d’une colline (tienne) calcaire qui domine la dépression schisteuse de la Fagne ; nous sommes donc dans le sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse, au contact de la Calestienne avec la Fagne. Fagnolle fait partie des villages labellisés « Plus Beaux Villages de Wallonie » et, effectivement, il a beaucoup de charme et de caractère. Ses vieilles bâtisses en moellons calcaires et sa situation à l’écart de grands axes procurent une impression d’harmonie et de quiétude. Plusieurs rues et bâtiments du village sont classés par la Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles.

Afin de vous imaginer dans notre jardin qui totalise un peu moins de 10 ares, mon collègue Quentin a réalisé un petit plan simplifié qui vous permettra de localiser les éléments présentés au fur et à mesure…

Enfin, je tiens à vous signaler que c’est mon épouse qui gère avec soin et passion le potager et la serre en pratiquant la permaculture et que je m’occupe plus particulièrement de la tonte de la pelouse (pour la partie gérée régulièrement) et pour l’entretien de la partie sauvage, au sud du jardin, là où j’ai, depuis notre installation en 1998, planté pas mal d’espèces herbacées et arbustives indigènes et que j’appelle « la partie sauvage ».

Inutile de vous dire qu’il n’y a pas de produits chimiques dans ce jardin. Pas non plus de scarificateur pour enlever les mousses proliférant dans la partie prairie/pelouse sauvage qui fait l’objet à partir du mois de mai d’une tonte très ciblée sous forme de chemins serpentant entre les belles floraisons de plantes indigènes…

Enfin, en un peu plus de 20 ans d’existence notre jardin a trouvé un bel équilibre, bien qu’il continue à évoluer bien sûr. Il ne plairait pas à tout le monde mais nous plaît à nous…Quelques arbres fruitiers (vieilles variétés de pommiers et poirier) sont venus l’enrichir dernièrement.

Voilà, j’en ai assez dit, en route…