Qui sont nos femmes de sciences ?

Le 11 février est la Journée internationale des femmes et des filles de science. L’occasion de faire la lumière sur nos écopédagogues et d’en apprendre plus sur leur parcours au travers de quelques questions.

En 2015, l’assemblée générale de l’ONU fixait le 11 février comme Journée internationale des femmes et des filles de science. Le but de cette journée est de promouvoir l’accès et la participation des femmes et des filles à la science. Une journée qui rappelle aussi qu’elles jouent un rôle essentiel dans la communauté scientifique et technologique et que leur participation doit être renforcée.


Muriel Verheyden

Comment est venue ta passion pour la nature ?

J’ai toujours aimé être dehors, grimper aux arbres ou crapahuter sous terre : ma passion pour la nature vient probablement de là. Si je devais choisir une matière, je dirais que la climatologie m’attire particulièrement. Un intérêt qui est né dans le laboratoire de Glaciologie de l’ULB et qui a grandi avec la problématique climatique. 

Quel parcours de formation as-tu ?

De formation, je suis licenciée en géographie avec une orientation vers la géographie physique. Depuis, j’ai fait d’autres formations, toujours en lien avec la nature, comme le brevet de Guide-Nature, de permaculture ou d’apiculture.

Quels conseils donnerais-tu à une femme qui se lance dans ton domaine ?

Les femmes sont encore sous représentées aujourd’hui dans certains domaines scientifiques. Pour encourager celles qui veulent se lancer, je citerais une femme de sciences : Marie Curie : « Premier principe : ne jamais se laisser abattre par des personnes ou par des évènements« 

Isabelle Ansseau

Quel est ton rôle aux Cercles des Naturalistes de Belgique ?

Ma spécialité, c’est l’astronomie : je travaille à l’Observatoire Centre Ardenne, où je montre et j’explique le ciel à notre public.

Comment es-tu devenue passionnée par le ciel ?

Je suis tombée dans l’astronomie quand j’étais petite. Mon grand-père était astrophysicien et astronome amateur, il nous montrait le ciel au télescope. J’ai ensuite suivi des stages et des conférences d’astronomie. Et puis je me suis dirigée vers des études de physique, j’aime l’infiniment grand et l’infiniment petit.

Quelle est ta formation ?

J’ai fait un master en physique, et j’avais commencé un doctorat en astrophysique des particules. J’ai également mon brevet d’animatrice en centre de vacances (BACV) et mon brevet européen de premier secours (BEPS).

Quels conseils peux-tu donner à une femme qui se lance dans ton domaine ?

Vas-y, fonce ! N’aie pas peur de te retrouver entourée de garçons. Les études en physique, à l’université, c’est encore 80% d’hommes. L’astronomie, c’est magnifique, c’est immense, il y a de la place pour tout le monde, et en s’accrochant, il y a vraiment moyen d’aller au bout de ses rêves. Aujourd’hui, mon métier, c’est de mettre des étoiles dans les yeux des gens, et je ne connais rien de mieux !

Isabelle Pierdomenico alias ISAPI

Quel est ton rôle aux Cercles des Naturalistes de Belgique ?

Je suis écopédagogue avec une spécialisation pour les chiroptères (les chauves-souris) et autres mammifères indigènes. Je donne aussi cours de dessin naturaliste.

Le but est scientifique, non artistique : il s’agit d’apprendre à dessiner les éléments déterminants, à tenir un carnet naturaliste, d’aiguiser son regard, d’acquérir des connaissances et compétences durables, de soutenir une réflexion écocitoyenne.

Comment est venue ta passion pour la nature ?

Par des rencontres inattendues en montagne et en forêt, de jour et de nuit, en particulier celle de l’ours des Abruzzes. En crayonnant, j’ai l’impression de me mettre dans la peau de l’animal et de mieux le connaître.  

Quelle est ta formation ?

Je suis guide-nature, illustratrice, institutrice primaire et j’ai aussi un master en psychopédagogie.   

Quels conseils donnerais-tu à une femme qui se lance dans ton domaine ?

Simplement, être soi-même et oser suivre ses intérêts !